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Qui est mon prochain ?

La parabole du bon Samaritain est bien connue, mais son message contient plus que nous pourrions penser de prime abord.

D 22 juin 2020     H 10:33     A     C 0 messages


La parabole du bon Samaritain est bien connue, mais son message contient plus que nous pourrions penser de prime abord. L’histoire du bon Samaritain racontée en Luc 10 est tellement emblématique que son personnage principal est entré dans le langage courant. Même si la parabole nous enseigne à aider les opprimés, les faibles et les oubliés, Jésus avait un autre but : notamment, de nous montrer à reconnaître les nombreux visages de notre « prochain ». Essentiellement, il essayait non seulement de dévoiler nos préjugés, mais aussi de se révéler à nous. Jésus est le bon Samaritain et il nous appelle à lui ressembler. Son histoire nous enseigne comment répondre à la question : « Qui est mon prochain ? » et ce faisant, de quelle manière mettre la réponse en pratique.Quelqu’un qui ne vous respecte pas ou qui ne vous comprend pas. Pouvez-vous penser à quelqu’un qui entre dans cette catégorie ? Selon la parabole de Jésus, vous êtes appelé à aimer ceux qui vous haïssent, qu’il s’agisse d’une personne ou d’un groupe de gens que vous qualifiez d’« ennemi ». Les auteurs des Évangiles nous rappellent constamment que les Juifs haïssaient les Samaritains ; ils les considéraient comme inférieurs quant à leur ethnicité, à leurs croyances religieuses et à leur vie politique. Par ailleurs, le ressentiment des Samaritains envers les Juifs avait de profondes racines : ils se sentaient totalement incompris et persécutés. Pourtant, le héros dans cette histoire a choisi d’aimer. Les gens que Dieu vous appelle à aimer incluent ceux qui vous ont mal jugé, ainsi que ceux que vous avez vous-même déjà jugés. Ils sont votre « prochain ».Quelqu’un que vous ne connaissez pas et que vous n’êtes pas responsable d’aider. En principe, la plupart des chrétiens savent que Dieu « a tant aimé le monde » (Jn 3.16), et que devant lui il n’y a pas de favoritisme (Ro 2.11), mais en pratique, nous faisons souvent par défaut ce qui est considéré comme sage de faire : prendre soin de ceux qu’on aime. Il est tout à fait naturel d’accorder notre amour à ceux qui nous aiment en retour. Cependant, la parabole de Jésus remet en question le raisonnement religieux prédominant de l’époque selon lequel la bonne chose à faire (en tant que peuple élu de Dieu, bien qu’opprimé) était toujours de favoriser ceux de sa propre race.Le Samaritain n’avait aucune raison logique de faire passer les besoins de l’autre homme avant les siens. La victime était probablement un Juif et, par conséquent, un étranger et un ennemi qui n’aurait fait aucun cas de lui si la situation avait été inversée. Toutefois, l’amour de Jésus transcende toujours la logique.Quelqu’un qu’il n’est pas opportun d’aimer. La compassion du Samaritain a bouleversé ses plans personnels. Non seulement il s’est arrêté pour aider l’homme blessé, mais il a donné des choses dont il avait besoin à quelqu’un qui ne survivrait peut-être pas à ses blessures. L’auberge la plus proche de la route menant à Jéricho était vraisemblablement isolée, et s’y rendre représentait un long voyage à pied épuisant et périlleux. Puis, une fois à l’auberge, il ne s’est pas déchargé de son « problème » sur quelqu’un d’autre pour rapidement retourner à ses affaires. Il a plutôt servi l’homme blessé en en prenant soin à ses frais.Tendez-vous la main à ceux qui sont dans le besoin seulement quand cela ne chambarde pas votre emploi du temps ou ne vous dérange pas ? Avez-vous des règles ou des critères personnels quant à ceux que vous aiderez ou n’aiderez pas ? Même si le truisme « On ne peut pas sauver tout le monde » comporte une certaine sagesse, nous ne devrions jamais le laisser nous rendre sourds à la voix du Saint-Esprit. S’il nous dit de répondre à un besoin qui ne semble pas opportun, la sagesse supérieure est de toujours suivre sa direction et de lui confier le résultat. C’est alors que nous aurons la force de donner sans retenir, même lorsque nous n’avons aucune assurance de voir les résultats désirés.Quelqu’un qui ne peut vous remercier ou vous rendre la pareille. C’est dans la nature humaine de vouloir nous attribuer le mérite du bien que nous accomplissons, surtout si nous avons fait des sacrifices pour y arriver. Même en tant que croyants, nous pouvons être tentés de déclarer que nous donnons simplement pour la gloire à Dieu, quand en réalité nous voulons la satisfaction d’être reconnus pour nos efforts. Ou nous pouvons nous sentir justifiés d’éprouver du ressentiment lorsqu’une personne que nous aidons n’est pas reconnaissante ou ne réagit pas d’une manière que nous jugeons appropriée.Le Samaritain savait que l’homme à demi mort ne pourrait pas lui exprimer de la reconnaissance ou lui repayer la bonté dont il bénéficiait. Avant même qu’il guérisse, l’étranger qui l’avait aidé aurait été parti depuis longtemps. En Matthieu 6.1-4, Jésus a expliqué comment nous devrions donner à ceux qui sont dans le besoin. Il nous instruisait à être généreux lorsque nous donnons aux autres en secret et à ne jamais nous en vanter. Quand vous manifestez de l’amour en donnant de votre temps, de votre énergie et de vos ressources, et cela sans conditions, vous en retirez encore plus de joie.Quelqu’un qui en vaut le risque, même si vos craintes sont légitimes. L’ancienne route menant à Jéricho était un chemin sinueux et semé d’embûches. Au-delà de leur crainte d’être impurs selon la Loi, le prêtre et le Lévite en Luc 10 ont pu également s’inquiéter de leur propre sécurité quand ils ont vu l’homme mourant. Ils craignaient peut-être que des brigands se cachent tout près ou que l’homme sur la route leur tende un piège. Pourtant, dans la parabole du bon Samaritain, Jésus nous met au défi de penser moins à nos intérêts et de nous concentrer plutôt sur ceux des autres.Quelqu’un qui est aimé et apprécié de Dieu, votre égal, malgré vos préjugés. Les chefs religieux hypocrites n’ont vu qu’un homme dans un piteux état, qui aurait dérangé leur vie ou leur aurait causé du tort. Par ailleurs, le Samaritain a vu, tout au moins, un autre être humain qui méritait d’être traité avec dignité. Il est clair par les soins qu’il lui a administrés (et son engagement à s’assurer que l’homme se rétablirait) que le Samaritain a reconnu l’homme blessé comme une personne qui avait un avenir, et non simplement comme quelqu’un dont l’identité était définie par sa situation actuelle. La prochaine fois que vous vous concentrerez sur le besoin d’une personne au lieu de voir sa véritable identité, demandez au Seigneur de vous rappeler à quel point vous êtes tous les deux importants à ses yeux.Quelqu’un envers qui vous avez les moyens de manifester de l’amour et qui vous enseignera à aimer. Ce n’est pas toujours facile d’aimer quelqu’un dans la même mesure que nous nous aimons. Il faut généralement choisir de reconnaître la vérité sur la manière dont Dieu voit cette personne, et vouloir agir en conséquence. Cependant, la parabole de Jésus révèle deux choses merveilleuses qui jaillissent de ce choix parfois pénible.D’abord, même si vous avez des réserves ou sentez que vous n’êtes pas du tout la bonne personne pour jouer ce rôle, Dieu vous a équipé pour être ses mains et ses pieds et il vous accordera ce qu’il veut que vous donniez. Ensuite, la personne qu’il a mise sur votre chemin a quelque chose à vous donner : une occasion de croître spirituellement. Si le Seigneur vous attire vers quelqu’un dans le besoin, il est probable qu’il prévoit aussi utiliser cette personne pour vous faire du bien. Vous n’avez qu’à garder les oreilles et les yeux ouverts pour recevoir d’elle ce que Dieu veut vous accorder comme bénédiction. Parce qu’en fin de compte, vous aussi êtes le prochain de quelqu’un.